Connais-toi toi-même

Tel serait l’alpha et l’oméga de la philosophie, selon certains. Mais cela a en fait conduit la philosophie à s’occuper de l’ignorance, de l’être et du monde. La philosophie tourne le dos au labyrinthe.

Il faut l’art pour cheminer dans la connaissance de soi.

Edvard Munch, Mélancolie au ciel rouge, 1896 (Munch Museum)

A propos Pascal Rousse

Je suis docteur en philosophie, professeur certifié d'arts plastiques en collège à Paris et chercheur indépendant. Mes recherches en philosophie de l'art portent sur le cinéaste soviétique Serguei M. Eisenstein, le montage et le modernisme.
Cet article, publié dans Art, Inactualité, Pensée artistique, Philosophie, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

14 commentaires pour Connais-toi toi-même

  1. Etage41 dit :

    Long et tortueux est le chemin qui vous ramène à vous… « On part toujours pour revenir » disait Novalis.
    Bien à vous.

    J'aime

  2. sumski bog dit :

    Bonjour Pascal,

    Belle superposition de corridors dans la marche à l’aveugle qui présida à l’image choisie ! :-)))

    Lawrence Durrell appelait son livre The Black Labyrinth sa « petite merde » .
    Combien de kilomètres d’intestins circonvolutés il lui fallut pour mener au jour son…dépôt…
    tel l’Erdenrest de Goethe dans Faust.

    Une première mouture fut envoyée à son éditeur de l’époque, T.S. Eliot, qui la refusa au motif que Durrell devait d’urgence choisir entre roman et poésie.
    (Faut dire que TS Eliot avait énormément aimé quelques années plutôt « Le carnet noir », l’oeuvre précédente de Durrell, dans un style très différent où il est déjà beaucoup question de corridors mais dans un hôtel.)

    (…)Nous jouons à cache-cache dans les corridors vides de l’hôtel.(…)

    (…)La neige hurle et corne au long des interminables corridors de ciment, étouffant la volonté, le désir…(…)

    Lawrence, qui cherche comme tout le monde le toit du monde, enfin comme Nietsche au moins, remania donc une fois de plus The Black Labyrinth, l’envoya au plus loin de son corps chez un autre éditeur, pour mieux s’en désolidariser comme d’une oeuvre sans vie, sans force ni forme, valeur annulée de n’être pas retenue, au le prétexte ultime qu’il ne l’avait écrite… que pour l’or.

    Il va s’en dire que l’intérêt principal de ce livre est dans son ratage (relatif tout de même, le ratage ! ;-)..)

    La mort est la sortie du Labyrinthe.
    La mort ou la vie ouverte.
    « Shantih shantih shantih »
    « La paix qui passe par l’entendement »
    Ainsi se conclut The Waste Land. d’Eliot.

    Bonne journée à toi Pascal ainsi qu’aux gens de passage.

    J'aime

  3. Zeugax Ouvier dit :

    Oui, il y avait un excellent n° de philosophie mag sur le sujet qui expliquait combien cette phrase avait été mal comprise…

    J'aime

  4. C’est drôle je pensais à cela en lisant et regardant autour de moi. Se connaît-on et l’autre peut me connaître? J’ai un exemple flagrant (actuel) de comment l’autre peut te percevoir et te poser dans une boîte (pour ensuite ne pas s’occuper de toi ou se moquer) alors que toi, tu cherches encore à te connaître… L’art effectivement te permet de puiser en toi (je m’excuse c’est très mal exprimé et écrit mais né d’une impulsion)

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s