Amour et vérité

Garance-Arletty, ou la Vérité, dans Les Enfants du Paradis, de Marcel Carné, sur un scénario de Jacques Prévert, 1945

Garance-Arletty, ou la Vérité, dans Les Enfants du Paradis, de Marcel Carné, sur un scénario de Jacques Prévert, 1945

D’aucuns, qui me côtoient, me trouvent intransigeant. Mon véritable problème, c’est que je ne le suis pas assez. Cette sorte de malentendu fondamental est souvent le lot du philosophe, qui n’est pas un choix mais lui échoit. La dialectique n’est pas une voie moyenne, mais le fil du rasoir.

L’amour de la vérité relève de l’amour courtois, le désir de l’unité absolue avec l’Absolu dans le réel et par la chair.

C’est un chemin erratique de délices et de souffrance, une quête indispensable dans un monde qui veut l’ignorer, mais où il faut pourtant vivre : l’exigence radicale du bonheur ultime, de l’accomplissement effectif du Bien suprême.

 

Sans titre

A propos Pascal Rousse

Je suis docteur en philosophie, professeur certifié d'arts plastiques en collège à Paris et chercheur indépendant. Mes recherches en philosophie de l'art portent sur le cinéaste soviétique Serguei M. Eisenstein, le montage et le modernisme.
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2 commentaires pour Amour et vérité

  1. Myriam dit :

    Bonsoir Pascal,
    Le geste de Garance-Arletty, est suspendu au temps, comme l’est souvent amour et vérité… véritabls questionnements de l’existence. Cette pause, une façon de mieux concentrer le regard du spectateur sur sa gestuelle, sur les lignes apparentes de son corps… Une véritable peinture ! Le miroir, est là, comme pour souligner le détail du visage, plus particulièrement les yeux. Selon Hégel, les yeux sont à rapporter à l’expression visible de la spiritualité et de l’intériorité, « Voulez vous trouver le fond de la pensée d’un homme, le sens, le principe d’explication de toutes ses manifestations extérieures, regardez-le dans l’oeil. C’est surtout le regard qui est plein d’âme ; en lui se concentre le sentiment intime avec ce qu’il a de plus profond. » Il ne s’agit, pourtant pas, de se laisser happer par ce regard, mais de s’en écarter, pour en saisir l’essentiel… toute la sensibilité de la vérité. Tâche complexe, qui nous mène sur un « chemin erratique de délices et de souffrance », qui répond d’une manière générale au désir, à « l’accomplissement effectif du Bien suprême.  » Myriam

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