Stéphane Mandelbaum, peintre défiguré à l’acide, par Gilles Sebhan, écrivain

« …à ceux qui savent qu’il n’y a pas de vérité en art sans véritable sacrifice. »

Le blog de Fabien Ribery

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La quatrième de couverture est dingue, elle dit tout, ne dit rien, et demande toute la force d’une enquête alliée à celle de l’imagination pour se déplier vraiment.

« Stéphane Mandelbaum, peintre né en 1961 à Bruxelles, est assassiné à la fin de 1986 par ses complices, après le vol d’un Modigliani. Son corps sera retrouvé, défiguré par l’acide, à demi caché dans un terrain vague de la banlieue de Namur. Le jeune peintre, dessinateur prodige, personnage charismatique et déroutant, laisse une œuvre où s’enchevêtrent les thèmes violents : portraits de nazis ou d’artistes à la vie brève, scènes pornographiques, inscriptions provocantes. Pasolini, Bacon, Rimbaud ou Pierre Goldman, autant de vies violentes qui semblent annoncer la mort tragique du peintre. »

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Mandelbaum ou le rêve d’Auschwitz est un livre aux Impressions Nouvelles (Bruxelles) de Gilles Sebhan, excellent auteur, remarqué notamment pour Tony Duvert, l’enfant silencieux (Denoël, 2010), il permet d’approcher…

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Classes d’encadrement et prolétaires dans le « mouvement des gilets jaunes »

La meilleure analyse de la situation que j’aie lue jusqu’ici…

Agitations

La mobilisation protéiforme et interclassiste des « gilets jaunes » donne à entendre une colère se cristallisant dans des formes et des discours différents selon les blocages et les espaces, créant une sorte d’atonie critique si ce n’est des appels romantiques à faire peuple, comme nous le montrions ici. Reste un travail fastidieux : s’intéresser à une semaine de mobilisation à travers les structures spatiales et démographiques qui la traversent et qui nous renseignent sur sa composition sociale.

Derrière les gilets jaunes, des maillots jaunes

Sans être massive, la participation à la mobilisation du samedi 17 novembre fut importante (bien que plus faible samedi 24 novembre). Les modalités d’engagement originelles étaient minimes : enfiler un gilet jaune un samedi ou le mettre sous son pare-brise. Lors de cette mobilisation, des prolétaires, remaquillés en « peuple », manifestaient aux côtés de petits-patrons et de petits-exploitants, tant et si bien qu’il…

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Des gilets jaunes à ceux qui voient rouge

Une chasuble ne fait pas une révolution…

Agitations

Depuis quelques jours, la gauche peine à appréhender politiquement un phénomène, « les gilets jaunes », puisqu’il n’émerge pas directement des formes traditionnelles de contestation. Par conséquent, toute analyse critique du mouvement est abandonnée au profit d’un soutien béat qui ne s’interroge sur rien (qui se mobilise ? pourquoi ? comment ?) ou bien d’un mépris affiché envers les « beaufs » qui ne manifestent pas pour les « bonnes causes », comme si la conscience de classe devait s’imposer magiquement aux prolétaires. En attendant, on ne peut pas résumer les évènements à une manipulation grossière de l’extrême-droite basée sur du vent et fabriquant une grogne sociale tout à fait artificielle à coups de vidéos Facebook.

L’engouement suscité par les « gilets jaunes » est un symptôme de la séquence politique dans laquelle nous nous trouvons, séquence engendrée par le capitalisme en crise et par la dissolution de toute identité…

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